Je n'ai jamais autant aimé les fins de semaines, je n'ai jamais été aussi impatiente. Moi, qui à l'habitude, suis plutôt posée & patiente, j'étais devenue une personne têtue qui ne souhaitait qu'une seule chose, sa présence qui me manquait de plus en plus. Son absence prenait beaucoup trop de place. C'est fou, je suis passée de « un peu » à « passionnément » si ce n'est « à la folie ». Au bout du compte, je ne savais plus quoi faire des deux semaines qu'il me restait à vivre. Deux semaines de vacances & seulement deux jours à lui consacrer corps & âmes. Enfin bon, j'ai travaillé un peu mes partiels enfin si ça s'appelle bosser. Je n'ai vraiment pas la tête à ça, à vrai dire. Depuis le début des vacances je n'ai toujours pas revu Lila & puis Mathilde, mon ami d'enfance, qui doit venir Lundi prochain. J'ai passé un très bon Noël en famille, enfin banal, à vrai dire, chaque année la même chose. Ca n'est vraiment plus ce que c'était. J'ai été gâtée pourrie comme toujours & je ne m'en plains pas, bien au contraire. Aujourd'hui, nous sommes samedi, qui dit ce jour dit lui. Autrefois, j'aurais été déçue qu'il ne me reste plus qu'une semaine. Mais là c'est différent, je suis heureuse & cela plus que jamais. Je suis à la Gare, & je l'attends. 14h35, son train s'arrête un instant, puis redémarre. Je l'attends, Je l'attends. Une heure plus tard, toujours personne.
« Et moi, comme une conne, j'y croyais à son beau baratin sur l'amour. Ses « Je t'aime » qu'il me lançait par un simple regard, ses mots d'amour qu'il me chuchotait à l'oreille, ses messages me disant que je lui manquais & qu'il ne m'oublierait pour rien au monde. Tout ça, c'était irréel, c'était un jeu pour lui. Attendre autant de temps pour un résultat plus que médiocre, ça me donne envie de chialer. Mais cette fois-ci, je me dois d'être forte. Pour moi, histoire de ne pas m'humilier une nouvelle fois, ici. Je suis faible, faible, faible. »
Mon portable se mit à sonner. C'était Raphaël. Que veut-il me dire ? Qu'il ne m'aime plus, que de toute manière je ne pourrais rien y changer & que s'il m'appelle c'est seulement dans le but de remuer le couteau dans la plaie. Non, non, non. Je ne veux pas être confrontée à cela. Maria ne réponds en aucun cas à son appel, tu ne dois pas décrocher, ça te ferait plus que mal...
« - Allô ?
- Allô, ma puce.
- Euh oui...
- Je m'en veux terriblement, je viens de louper ce putin de train à cause d'embouteillages. Et le prochain n'est que dans deux heures. Ca n'est réellement pas plausible. J'avais décidé de consacrer mon samedi après-midi à la plus belle femme du monde & je gâche tout, comme toujours.
Des larmes de joie allèrent se poser sur mes joues, ma voix frémissait, je l'avais jugé trop vite. Je lui répondis donc :
- Oh mon c½ur, je t'attendrais. Deux heures à ne rien faire seulement à m'impatienter afin de voir l'homme de ma vie. Sache que ça n'est rien pour moi. J'ai bien attendu une semaine. Je t'aime petit chat, je t'aime.
- Je vais te laisser. J'ai déjà dépensé tout mon crédit pour toi la dernière fois, désolé. Je m'en veux, chérie. On se revoit plus tard. Pour la peine je resterai avec toi pour le dîner & en guise de cadeau je t'inviterai. Je t'aime.
- Et réciproquement. »
Le sourire me remontait jusqu'aux lèvres. Mais je ne pu le tenir lorsque je la vis assise sur ses valises en pleure. Il me semblait avoir le même âge qu'elle. Je m'approcha & lui répéta ce que l'on m'avait dit, une phrase qui m'avait réellement prise au coeur:
« - Tu ne devrais pas pleurer, une fille aussi belle que toi ne devrait pas.
Elle essuya ses larmes du revers de la main & me répondit :
- Une fille aussi généreuse & belle que toi ne devrait-elle pas être accompagnée & non seule dans une gare.
- Ne te préoccupe en aucun cas de moi.
- Je t'ai vu pleurer & écrire sur ton journal. Qu'écris-tu ?
- Des choses. Et toi que fais-tu ainsi ?
- Des choses.
On rigola en même temps. Je sentis alors que le courant allait passer entre nous. Je la questionnai :
- Comment t'appelles-tu ?
- Isis & toi ?
- Maria. Pourquoi es-tu si triste ? Je n'aime pas voir les gens pleurer. Pourtant, je suis une personne pathétique qui pleure tout le temps & pour un rien. Pourquoi pleurais-tu ? Pourquoi donc ?
Elle ne pu contenir son mépris & sa colère & me répondit :
- Il m'a largué. Il m'a laissé tombé comme une merde, ce pauvre con. Il aurait pu me le dire bien avant. J'habite à Toulouse & je venais à Nantes dans le but de le voir. J'y croyais dure comme fer à ce « nous ». Mais apparemment je n'aurais pas du. Je me retrouve ici, toute seule, à attendre ce train qui n'arrivera que dans 1h15. Quelle pauvre conne que je suis. Et lui, il me fait venir ici pour m'annoncer qu'il a une nouvelle petite amie. J'ai été conne, conne de croire que malgré la distance il aurait su tenir, surtout macho comme il est. Bon dieu, mon maquillage est foutu. Et j'ai l'air de quoi ainsi ? Hein, tu vas me le dire ?
Elle laissa s'échapper une goutte salée que j'essuyai avec mon doigt. Je lui dis alors :
- Oh, arrête. Tu es magnifique comme tu es. Il ne te vaut vraiment pas. On ne vit pas pour quelqu'un juste pour quelque chose. N'oublie cela en aucun cas. Tu me ressembles tant. J'ai l'impression de lire en toi comme dans un livre ouvert. Ca parait faux, c'est vrai. Je ne te connais pas ni rien. Mais tu m'es si semblable.
- Bon dieu, il me permettait d'être la femme que je suis. J'aimerais tant être dans un cauchemar & me réveiller afin de voir que tout cela n'est pas réel. Oh que non, moi aussi j'ai droit au bonheur au moins une fois, dieu je t'en prie.
- Attends, tu sais ce que l'on va faire ? Tu vas tranquillement déposer tes affaires dans mon appart' & nous allons faire du shopping. Rien de tel pour retrouver le sourire. Et tu reprendras le train vers 19h. D'accord ?
- Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. Tu ne me connais pas & pourtant tu me fais confiance. Enfin bon. Merci »
Je me décidai donc à rappeler Raphaël :
« - Mon c½ur, je te propose autre chose. Tu viens à Nantes vers 19h30 & on dîne ensemble comme prévu. Le soir tu n'as qu'à rester dormir chez moi. Ok ?
- Très bien. A ce soir, mon amour.
- Je t'aime. Tu me manques.
- Je t'aime bien plus que tu ne le penses. »
Toutes deux nous lancions donc dans les rues de Nantes en quête de nouveaux tee-shirts & de slims. Je l'emmena partout & cela sans exception. Nous nous trouvions des goûts communs pour les converses ou bien les slims. Elle s'acheta un « Levi's » que j'aurais pu lui voler sans aucune hésitation. (A prendre avec humour, bien sure). C'est fou ce que l'on peut apprendre des choses sur les gens en à peine une après-midi. Désormais, elle m'était chère. Elle m'était si semblable. Je m'attache beaucoup trop vite à vrai dire & il faut le dire. Je devrais me contenir par moment. Un jour ou l'autre ça me retombera dessus & je le sais. Mais je suis ainsi & je ne pourrais jamais changer. C'est comme si tu demandais à la pluie de ne pas tomber, ou bien à Tom Cruise d'être laid. Non, non, non. Je ne changerais sûrement pas. Donc, je peux le dire : Elle fait désormais partie de moi. Un ange qui m'était tombé du ciel sans même que je m'y attende. Un bonheur bien simple mais si bon. Nous marchions dans les rues de Nantes en criant cette même phrase : « Je compte, tu comptes, nous comptons, vous comptez, ils comptent. Mais au fond, seule elle compte à mes yeux ». Elle me promettait de décrocher la lune pour moi en échange d'une amitié éternelle. Sans aucun doute, je lui donna mon approbation & lui donna une bise sur sa petite joue rougie par le froid. Il se faisait tard & avec déception je du la ramener à la gare. Son train arriva, je la serrai fort contre moi. Aucune de nous deux ne laissa sa faiblesse l'emparer. On se promit de ne jamais s'oublier, de ne pas pleurer & que l'on se reverrait quoi qu'il arriverait. Et pour finir, nous échangions nos numéros de téléphone ainsi que nos adresses électroniques. Son train quitta la gare & elle aussi. Ma journée ne s'achevait pas ici. J'attendis quelques minutes & le vit descendre avec une telle aisance. Bon dieu, j'étais tellement fière de voir que cet homme-là était le mien. Merde, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Nous nous enlacions envers & contre tout & nous nous embrassions comme toujours. Nous nous rendions donc dans un de ces restaurants où le prix fait peur à voir. Durant le trajet je lui dis tout ce que j'avais sur le c½ur :
« - Tu es mon lui. Tu es celui sans qui tout s'éteint en moi. Je pourrais te donner ma vie, mes jours pour une seule nuit. Je t'offrirais mes rêves seulement pour avoir tes lèvres posées sur les miennes. Je risquerai mon âme, mes espoirs & épuiserai mes larmes pour te voir le c½ur gai. Je te donnerai ma vie pour que tu m'aimes ne serait-ce qu'une seule nuit. J'ai vu dans ton regard ou plutôt imaginé le début d'une longue histoire. Alors oui tu es l'homme sans qui...
- Tais-toi !
- ...
- Je t'aime
Un baisé plus long que jamais.
Une fois le repas finit, nous décidions donc de nous rendre à mon appartement. C'est alors qu'il sortit une boîte & me dit :
- Voilà, ton cadeau de noël. Je ne savais pas quand te le donner. Alors le voilà.
Je l'ouvris & vis un magnifique collier argent où il y avait un pendentif où était inscrit « M&R ». Je le remercia des millions de fois & me trouvais bête de ne lui avoir rien acheté.
- Oh mon amour, tu n'aurais jamais du. Il est si beau. Je ne peux l'accepter & tu le sais.
- Bien sure que tu vas l'accepter. De plus, c'est à cause de lui que j'ai loupé mon train.
Je me mis à sourire telle une petite idiote & me mis à chanter une chanson qui me tenait à c½ur :
- On s'est connu, on s'est reconnu, on s'est perdu de vue, on s'est reperdu de vue, on s'est séparé & puis on s'est réchauffé.
Il me fit tournailler dans les aires telle une petite colombe puis ajouta en chantant :
- Je me suis saoulé en l'écoutant, l'alcool fait oublier le temps. Je t'aime.»
Une soirée ou plutôt une journée qui s'achève en beauté. Avant de rentrer chez moi, nous préférions errer main dans la main dans les rues de Nantes.
DESORMAIS JE VOUS POSERAI 3 QUESTIONS A LA SUITE DE MON CHAPITRE AUX QUELLES VS POURREZ REPONDRE :) :
* QUELLE SUITE IMAGINEZ VOUS POUR LE CHAPITRE 5 XD
* QUEL POINT DE VUE EXPRIMEZ-VOUS SUR L'AMOUR DES DEUX TOURTEREAUX
* QUE PENSERIEZ VOUS SI JE FAISAIS UN BLOG CONCOUR DANS LEQUEL VOUS POURRIEZ ECRIRE DES NOUVELLES ? (QUESTION NULLE A IECHH XD)
DESOLEE POUR LE MOMENT C'EST EN PAUSE.
P-E EST-CE DU A UNE SUITE D'ECHEC ? AMIS QUI TE LAISSENT TOMBER, CA CASSE TOUT.
MES IDEES FLANCHENT TJS A CAUSE DE LUI* MAIS C PAS DE SA FAUTE AUSSI XD.
BESOIN DE VOUS_ MERDOUILLE XD